Fête : 24 mai (6 juin)
Les informations sur la vie de saint Vincent sont extrêmement rares. La principale source biographique à son sujet est l’ouvrage de Gennade de Marseille, « Des hommes illustres » (lat. De viris illustribus), composé vers 495 en continuation de l’œuvre homonyme de saint Jérôme de Stridon.
Vincent naquit dans la ville de Toul, au nord-est de la France actuelle. Il était le frère germain de saint Loup. Après avoir servi dans l’armée (lat. secularis militia), il entra au monastère de Lérins, fondé par saint Honorat, où il reçut la tonsure monastique. En 434, sous le pseudonyme de Pérégrinus, il rédigea son ouvrage le plus célèbre, le « Mémorial » (lat. Commonitorium). Il mourut sous le règne des empereurs Théodose II et Valentinien III, c’est-à-dire en 450 ou auparavant. Vincent fut hautement estimé par ses contemporains ; ainsi, saint Eucher de Lyon le qualifia d’« homme saint, remarquable par son éloquence et ses connaissances ».