Jean Chrysostome, IVe siècle

Homélie sur le coemeterium

Homily at the Cemetery / Беседа на кладбище

1. J'ai souvent cherché en moi-même pourquoi nos pères,abandonnant les temples des villes, ont réglé par une loiqu'en ce jour nous nous rassemblerions hors des portes; car il me semblequ'ils n'ont pas agi au hasard et sans une raison suffisante. J'ai donccherché d'où avait pu naître un pareil usage, et parla grâce de Dieu, je crois avoir trouvé la vraie cause, lacause la plus naturelle et la plus convenable à la fête présente.Et quelle est cette cause? Nous faisons la mémoire de la croix;or, Jésus a été crucifié hors des portes dela ville : voilà pourquoi on nous fait sortir de la ville. Les brebis,dit l'Ecriture, suivent leur pasteur ; où est le prince doiventêtre les soldats; où le corps se trouve, les aigles se rassemblent.(Matth. XXIV, 28. — Luc, XVII, 37.) Voilà donc pourquoi nous nousrassemblons hors des portes. Mais il faut prouver ce que nous avançons,surtout par les divines Ecritures ; car, afin qu'on ne croie pas que c'estune simple conjecture de ma part, je vais m'appuyer du témoignagede saint Paul. Que dit donc cet apôtre en parlant des sacrifices?Les corps des animaux, dont le sang est porté par le souverain pontifedans le sanctuaire pour l'expiation du péché, sont brûléshors du camp. Et c'est pour cette raison que Jésus, devant sanctifierle peuple par son propre sang, a, souffert hors des portes de la ville.Sortons donc aussi hors du camp, et allons à lui en portant l'ignominiede la croix. (Héb. XIII, 11, 12 et 13.) Saint Paul l'a dit, saintPaul l'a ordonné ; nous avons obéi, et nous sommes sortisdes portes. Voilà donc pourquoi nous nous rassemblons hors de laville.

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Mais quelle raison nous engage à choisir pour notre assembléece lieu consacré aux martyrs ? car, par la grâce du Seigneur,notre ville est environnée de tout côté et comme fortifiéedes précieux restes des saints. Pourquoi donc nos pères ont-ilsvoulu que nous nous rassemblions dans ce lieu, et non dans un autre? c'estqu'il y a ici une grande multitude de morts; et comme Jésus-Christest descendu en ce jour vers les morts, voilà pourquoi nous nousrassemblons ici.

Le lieu même est appelé coemeterium, lieu de repos et desommeil, afin de vous apprendre que ceux qui sont morts et qui y sont déposés,ne sont pas morts, mais ne sont qu'endormis. Avant la naissance de Jésus-Christ,la fin de l'homme était appelée mort: Le jour, dit l'Ecriture,où vous mangerez du fruit de cet arbre, vous mourrez de mort. (Gen.II, 17.) L'âme qui pèche, dit-elle ailleurs, mourra de mort.(Ez. XVIII, 20.) La mort des pécheurs, dit David, est funeste. (Ps.XXXIII, 22.) La mort des saints, dit le même prophète, estprécieuse aux yeux du Seigneur.. (Ps. CXV, 15.) La mort, dit Job,est un repos pour l'homme. (Job, III, 13.) Non-seulement notre fin étaitappelée mort, mais enfer. Ecoutez David qui dit en propres termes: Cependant Dieu arrachera mon âme des mains de L'ENFER qui s'ensera saisi. (Ps. XLVIII, 16.) Vous conduirez, dit Jacob, vous conduirezavec douleur mes cheveux blancs dans L'ENFER. (Gen. XLII, 38.) Tels étaientles noms qu'on donnait à notre fin avant JésusChrist; maisdepuis que le Fils de Dieu est venu, et qu'il est mort pour rendre la vieau monde, la fin de l'homme n'est plus appelée mort, mais reposet sommeil. Nous en trouvons une preuve évidente dans ces parolesde Jésus-Christ : Notre ami Lazare dort. (Jean, XI, 11.) Il ne ditpas, Lazare est mort, quoiqu'il fût mort réellement. Et afinque vous sachiez que ce mot de dormir était extraordinaire, voyezcomme les disciples sont troublés lorsqu'ils l'entendent : Seigneur,disent-ils à leur divin Maître, si Lazare dort, il sera guéri;tant il est vrai qu'ils ne comprenaient pas la parole de Jésus !Saint Paul dit en écrivant à des fidèles : Ceux quidorment ont-ils péri? (I Cor. XV, 18.) Nous qui vivons nous ne préviendronspas ceux qui sont endormis (I Thess. IV, 14), dit-il ailleurs en parlantdes morts. Il dit encore dans un autre passage : Réveillez-vous,vous qui dormez (Eph. V, 14) ; et pour faire voir qu'il parle d'un mort,il ajoute : Et levez-vous d'entre les morts. Vous voyez comme partout lamort est appelée sommeil. Voilà pourquoi ce lieu est nommécoemeterium, mot consolant, mot profond et plein de sagesse. Lors doncque vous amenez ici un mort, ne vous désespérez point : cen'est pas dans un dépôt de mort que vous l'amenez , mais dansun lieu de repos et de sommeil. Le seul nom du lieu suffit pour adoucir'votre perte. Pensez où vous l'amenez, et dans , quel temps; c'estaprès la mort de Jésus-Christ, lorsque ce Fils de Dieu adétruit la puissance de la mort. Ainsi le lieu et le temps doiventêtre pour nous des sources abondantes de consolation. Ce discourss'adresse surtout aux femmes, qui sont naturellement plus sensibles , pluspropres à se laisser abattre par l'affliction. Mais vous avez, femmeschrétiennes, vous avez, dans le nom seul du lieu, un remèdesuffisant à votre douleur. Voilà donc pourquoi nous nousrassemblons ici.

2. C'est aujourd'hui que Notre-Seigneur parcourt tous les abîmesténébreux; aujourd'hui il a brisé les portes d'airain;aujourd'hui il a rompu les gonds de fer. (Is. XLV, 2.) Voyez combien lesexpressions sont exactes. On ne dit pas : Il a ouvert les portes d'airain,mais Il a brisé les portes d'airain, afin que la prison devienneinutile. On ne dit pas : Il a enlevé les gonds, mais : Il les arompus, afin que le séjour de captivité perde toute sa force.Une prison où il n'y a ni portes ni gonds, ne peut retenir ceuxqu'on y enferme. Lors donc que Jésus-Christ a brisé les portes,qui pourra les rétablir? ce qu'un Dieu a détruit, quel hommele rétablira? Ce n'est pas ainsi qu'agissent les princes lorsqu'ilsenvoient des lettres de grâce pour mettre les prisonniers en liberté;ils laissent et les portes et les gardes, afin d'annoncer à ceuxqui sortent de la prison, qu'eux-mêmes ou d'autres à leurplace peuvent encore , y rentrer. Jésus-Christ au contraire, voulantapprendre que l'empire de la mort était fini, a brisé sesportes d'airain. Elles sont appelées d'airain, non qu'elles fussentvraiment d'airain, mais c'était pour exprimer le caractèrecruel et inexorable de la mort. Et pour vous convaincre que le fer et l'airainexpriment une nature rigide et inflexible, écoutez ce que dit l'Ecritureen s'adressant à un scélérat sans pudeur : Les fibresde ton cou sont de fer, et ton front est d'airain. (Is. XLVIII, 4.) Cen'est (211) pas que les fibres de son cou fussent vraiment de fer, et sonfront d'airain; mais c'est qu'il avait un air dur, féroce, impitoyable.Voulez-vous apprendre. comment la mort était impitoyable, inflexible,qu'elle avait toute la dureté du diamant, c'est que dans un si longespace de temps personne n'a pu lui persuader de relâcher aucun deses captifs, jusqu'à ce que le Souverain des anges, descendu dansses abîmes, l'y eût obligée. Premièrement leSeigneur a enchaîné le fort et l'a dépouilléde ses armes; l’Ecriture ajoute qu'il s'est emparé des trésorsténébreux et invisibles. (Is. XLV, 3.) Quoique l’expressionici paraisse simple, elle présente un sens double. Il est des lieuxobscurs, mais où fon peut souvent distinguer les objets lorsqu'ony porte un flambeau et la lumière ; les abîmes de l'enferétaient d'une obscurité affreuse, impénétrable;aucune lumière n'en avait encore éclairci les ombres. Voilàpourquoi on dit qu'ils étaient ténébreux et invisibles.Ils étaient vraiment ténébreux jusqu'à ce quele Soleil de justice y fût descendu, qu'il les eût éclairéspar sa présence, jusqu'à ce qu'il eût fait le cielde l'enfer, le ciel étant partout où est Jésus-Christ.L'enfer est appelé des trésors obscurs, et avec raison, parceque d'immenses richesses y étaient déposées. Toutela nature humaine, qui est la richesse de Dieu, avait étédépouillée et livrée à la mort par le démonqui avait trompé le premier homme. Or, saint Paul nous apprend quetoute la nature humaine est la richesse de Dieu, lorsqu'il dit : Le Seigneurest riche pour tous ceux et par tous ceux qui l'invoquent. (Rom. X, 12.)Comme donc un prince, après avoir trouvé un chef de brigandsqui parcourait les villes, qui les pillait de toute part, et qui, se retirantdans des cavernes, y déposait les fruits de son brigandage, l'enchaîne,le livre au supplice, et transporte ses richesses dans le trésorde l'Etat : de même Jésus-Christ, après avoir enchaînépar sa mort, et la mort, et le démon, chef des brigands, gardiende la prison infernale, a transporté ses richesses, je veux direla race humaine, dans les trésors célestes. C'est ce quenous fait entendre le même saint Paul : Il nous a arrachés,dit-il, à la puissance des ténèbres, et nous a transportésdans le royaume de son Fils bien-aimé. (Colos. I, 13.) Mais ce qu'ily a de plus admirable, le Prince lui-même est venu dans la prison.Cependant aucun prince de la terre ne vient lui-même délivrerles prisonniers, il envoie ses officiers et ses ministres. Ici le Princeest venu en personne: il n'a rougi ni des prisonniers ni de la prison (etcomment aurait-il rougi de son ouvrage?). Il a brisé les portes,rompu les gonds, et, se montrant au milieu de l'abîme, il a rendula prison déserte, et nous en a ramené le gardien chargéde chaînes. Le tyran du monde était conduit captif, le fortétait enchaîné, et la mort elle-même, jetantbas ses armes, est accourue sans défense aux pieds de son vainqueur.

Vous avez vu la victoire admirable, vous avez vu les exploits et lesbienfaits de la croix; je vais vous dire quelque chose de plus admirableencore. Apprenez la manière dont la victoire a étéremportée, et ce sera pour vous un plus grand sujet d'admiration.Jésus-Christ a triomphé du démon par les moyens mêmesavec lesquels le démon avait vaincu le monde, il fa combattu avecses propres armes. Ecoutez comment. Une vierge, le bois, la mort, avaientété les moyens et les instruments de notre défaite.La vierge était Eve qui n'avait pas encore connu Adam; le bois étaitl'arbre, et la mort la peine imposée au premier homme. Une vierge,le bois et la mort, qui avaient été les moyens et les instrumentsde notre défaite, sont devenus les moyens et les instruments denotre victoire. Marie a remplacé Eve ; le bois de la croix, le boisde la science du bien et du mal; la mort de Jésus-Christ, la mortd'Adam. Vous voyez que le démon a été vaincu par lesmêmes moyens avec lesquels il avait triomphé. Le démonavait renversé Adam avec le bois de l'arbre, Jésus-Christa terrassé le démon avec le bois de la croix. Le bois del'arbre a jeté les hommes dans (abîme, le bois de la croixles en a retirés. Le bois de (arbre a dépouillé l'hommede ses privilèges, et fa enfermé dans l'obscuritéd'une prison; le bois de la croix a dépouillé de ses armesle vainqueur de l’homme, et l'a montré vaincu à toute laterre. La mort d'Adam s'est étendue sur ceux qui sont venus aprèslui; la mort de Jésus-Christ a rappelé à la vie ceuxqui étaient nés avant lui. Qui racontera les merveilles duSeigneur et les prodiges de son bras puissant? (Ps. CV, 2.) Nous avonspassé de la mort à l'immortalité tels sont les exploitset les bienfaits de la croix. Vous avez appris, la victoire, vous avezappris la manière dont elle a été remportée;apprenez comment nous avons vaincu sans combattre. (212) Nous n'avons pasensanglanté d'armes, nous ne nous sommes pas rangés en bataille,nous n'avons pas reçu de blessures, nous n'avons pas soutenu deguerre; et nous avons remporté la victoire: c'est le Seigneur quia combattu, et c'est nous qui avons obtenu la couronne. Puis donc que lavictoire nous est propre, faisons éclater notre joie comme les soldats,chantons tous aujourd'hui l'hymne de la victoire; écrions-nous enlouant le Seigneur : La mort a été absorbée dans lavictoire. O mort, où est ta victoire ? enfer, où est tonaiguillon ? (I Cor. XV, 54 et 55.)

Tels sont les avantages que nous a procurés la croix; la croixqui est un trophée érigé contre les démons,une arme contre le péché, le glaive avec lequel Jésus-Christa percé le serpent infernal. La croix est la volonté du Père,la gloire du Fils unique, le triomphe de l'Esprit divin, l'honneur desanges, la sûreté de l'Eglise, le rempart des saints, l'objetdont se glorifiait Paul , la lumière du monde entier. En effet,comme pour dissiper les ténèbres d'une maison obscure, onallume et on élève un flambeau; de même Jésus-Christ,allumant et élevant la croix comme un flambeau, a dissipéles ténèbres épaisses dans lesquelles toute la terreétait plongée. Et comme un flambeau est surmonté dela lumière qui le rend lumineux, ainsi la croix était surmontéedu Soleil de justice qui la rendait brillante. Le monde voyant le Filsde Dieu crucifié, a frémi, la terre a été ébranlée,les pierres se sont fendues; mais les coeurs des Juifs, plus durs que lapierre sont restés insensibles. Le voile du temple s'est déchiré;et leurs complots criminels ne se sont pas rompus. Pourquoi le voile dutemple s'est-il déchiré? c'est que le temple voyait avecpeine le Seigneur immolé hors de son enceinte sur l'autel de lacroix; et par le déchirement de son voile il semblait dire àtous les hommes: Que celui qui le voudra foule désormais aux piedsle Saint des saints. A quoi me servent les objets que je renferme, puisqu'unetelle victime est immolée hors de mon enceinte ? à quoi mesert le testament? à quoi me sert la loi ? C'est en vain que j'aiinstruit les Juifs depuis plusieurs siècles. Le Prophètes'écriait à ce sujet: Pourquoi les nations ont-elles frémi?pourquoi les peuples ont-ils fait des réflexions inutiles ? (Ps.II, 1.) Les Juifs avaient entendu cette prophétie : Il a étéconduit à la mort comme une brebis timide, il s'est tu comme unagneau devant celui qui le tond (Is. LIII, 7) ; ils y avaient réfléchilongtemps; et lorsqu'ils l'ont vue s'accomplir, ils ont refusé d'ycroire. Vous voyez comme ils ont fait des réflexions inutiles. Levoile du temple s'est déchiré pour annoncer combien le templeallait devenir pour toujours désert et abandonné.

3. Puis donc qu'en ce jour nous devons nous-mêmes voir celui quia été attaché à la croix, approchons, mes très-chersfrères, approchons avec tremblement et avec un recueillement respectueux,comme vers l'Agneau sacrifié et immolé pour nous. Ne savez-vouspas comment les anges se tenaient près du tombeau où il n'yavait plus de corps ? ils rendaient hommage au tombeau vide, comme àun monument qui avait renfermé le corps du Seigneur. Les anges,qui sont d'une nature supérieure à la nôtre, se tenaientprès du tombeau, recueillis et pénétrés d'unevénération profonde; et nous, qui ne devons pas approcherd'un tombeau vide, mais de la table même où repose l'Agneausans tache, nous approchons en faisant du bruit, en excitant du tumulte! Pourrons-nous jamais excuser notre irrévérence? Je ne parlepas au hasard et sans raison ; mais comme j'en vois plusieurs ce soir fairedu bruit, crier, se précipiter, se presser les uns les autres ,se charger d'injures, encourir des peines par une telle conduite plutôtque mériter le salut, voilà pourquoi je vous donne ces avertissements.Eh quoi ! mon frère, lorsque le prêtre est à l'autel,en silence, dans le plus profond recueillement, levant les mains au ciel, invoquant l'Esprit-Saint pour qu'il vienne sanctifier les offrandes ;lorsque l'Esprit-Saint accorde la grâce qui lui est demandée,qu'il descend sur les oblations; lorsque vous voyez l'Agneau sans tacheimmolé, divisé en plusieurs parties, vous faites alors dubruit, vous excitez du tumulte , alors vous cherchez des querelles, alorsvous recourez aux injures ! Et comment pourrez-vous profiter du sacrifice,si vous apportez à l'autel un pareil esprit de contention ? Ne noussuffit-il pas d'en approcher déjà coupables? ne ferons-nouspas du moins en sorte que le moment où nous en approchons soit exemptde faute? et sommes-nous exempts de faute lorsque nous excitons du tumulte,lorsque nous nous querellons, nous nous injurions mutuellement ? Pourquoivous pressez-vous; (213) je vous le demande ? pourquoi êtes-voussi impatient lorsque vous voyez l'Agneau immolé ? Quand il vousfaudrait voir le sacrifice pendant toute la nuit, ce spectacle, dites-moi,vous ennuierait-il ? Vous êtes resté tout le jour, vous avezpassé une grande partie de la nuit; et vous perdez en un instanttout le fruit d'une si grande patience ! Songez quelle est la victime quis'offre, et pour quelle raison elle s'offre. Elle est immolée pourvous ; et vous vous retirez lorsque vous la voyez immolée ! Oùse trouve le corps les aigles se rassemblent, dit l'Evangile : et nousapprochons, non comme des aigles, mais comme des chiens avec qui nous disputonsd'impudence ! Pensez à ce qui coule sur l'autel. C'est du sang,et un sang qui a aboli la cédule de vos péchés, unsang qui a purifié votre âme, qui a effacé toutes vostaches, qui a triomphé des principautés et des puissances: Jésus-Christ, dit saint Paul, a désarmé les puissances; il les a menées en triomphe à la face de l'univers, aprèsles avoir vaincues par sa croix .(Coloss. II, 15.) Le trophée qu'ila érigé est décoré des marques de sa victoire,et les dépouilles de ses ennemis sont suspendues au haut de sa croix.Comme un prince généreux, après avoir terminéune guerre difficile, suspend au haut d'un trophée les cuirasses,les boucliers, les armes du tyran et de ses satellites, qu'il a vaincus: de même Jésus-Christ, après avoir terminéla guerre contre le démon, a suspendu au haut de la croix les armesde son ennemi, la malédiction et la mort; il en a fait un trophéeéclatant, propre à être aperçu par tous lesêtres, par les puissances d'en-haut qui sont dans les cieux, parles hommes qui habitent la terre, par les démons mêmes, dontil a triomphé. Puis donc que nous jouissons d'une si grande faveur,rendons-nous dignes des bienfaits que nous avons reçus, afin quenous obtenions le royaume céleste par la grâce et la bontéde Notre-Seigneur Jésus-Christ, à qui soient avec le Pèreet l'Esprit-Saint, la gloire, l'honneur et l'empire, dans tous les sièclesdes siècles. Ainsi soit-il.

Notes

Les traductions en français sont tirées d'un recueil préparé par des catholiques romains.

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Publié par: Rodion Vlasov
Date de création de la page: 2025-08-28, Mise à jour: 2026-01-07
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